J’invite les directeurs en entreprise à s’occuper de leurs familles

Avec l’accélération de notre vie quotidienne et l’augmentation de la pression au niveau professionnel, beaucoup de mes clients ont perdu le goût de la compétition.

Les collaborations sont plus courtes, donnant moins de temps à l’investissement dans les aspects humains et créatifs, et l’accent est mis surtout sur l’atteinte des résultats à court-terme. Dans un paradoxe typique de l’entreprise, la direction est en même temps de plus en plus tenue responsable pour le bien-être de ses collaborateurs.

Même les directeurs compétents, avec des supers « track record », très talentueux, se posent des questions, se demandant où est le sens de leur travail.

Quand le client arrive à son premier RDV de coaching, souvent il y a une situation difficile en cours et la personne est à la recherche d’une solution rapide.

C’est pour cela que les nouveaux clients sont souvent étonnés quand je passe à des sujets qui semblent ne rien à voir avec le travail. Le couple, la famille, la santé, les finances, la vie sociale. Parfois, on met le sujet brûlant au travail de côté, et je les invite à commencer par les problèmes les plus intimes et les plus sensibles.

Pourquoi ? Dans mon approche de leadership multidimensionnel et post-conventionnel, le leader est en premier lieu le leader de sa propre vie.

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Même si l’entreprise lui demande – en tant que directeur – un fonctionnement court-termiste, lui – en tant que leader – doit garder une vision long-terme de ce qu’il veut accomplir.

Personnellement et professionnellement, il doit être clair sur ce qu’il veut vivre lors de cette unique vie très précieuse qui lui a été donnée à vivre.

Il doit également assumer un leadership positif et constructif dans les relations et les cercles les plus proches. Ces parties de nos vies sont encore plus sensibles aux petits changements que nous pouvons y apporter que les organisations que nous gérons.

Quand le leader regarde sa vie pour l’aligner avec ses valeurs personnelles, là où c’est le plus important, auprès des personnes qui seront présentes s’il tombe malade ou qui l’aimeront même s’il perd sa situation…

…il reprend rapidement confiance, il reprend sa juste place, ce qui lui permet très naturellement de résoudre efficacement les difficultés qu’il rencontre dans la sphère professionnelle.

Une fois que le leader a adressé ces questions dans tous les domaines de sa vie, il peut commencer à incarner un leadership en harmonie avec sa véritable mission.

© 2016 Betsy Parayil-Pezard – http://www.connectionleadership.com

Betsy Parayil-Pezard est une coach américaine basée en France depuis 15 ans. Avec Connection Leadership, elle partage ses outils pour transformer sa vie. 

**Connection Leadership School** vient de sortir son premier programme et c’est gratuit pendant une période limitée. Inscriptions ici : https://connection-leadership-school.mykajabi.com/store/Bn2NUs2b

Tous les jours, j’avais mal

TOUS LES JOURS, J’AVAIS MAL

J’avais mal tout le temps, mais personne ne le savait. J’avais d’énormes douleurs au cou et aux cervicales et mal aux épaules.

J’enchainais des massages chez le kiné, des séances d’ostéo, des visites chez le médécin. Les soins me faisaient du bien, mais quelques jours plus tard, les tensions revenaient.

Une fois j’ai demandé à un ostéopathe : « Penses-tu que je pourrais vivre un jour sans douleur ? » Il venait de soigner mon corps qui était totalement EN VRAC ! J’avais des nœuds partout.

L’ostéopathe trouvait que mon objectif de « vivre sans douleurs » était trop ambitieux. D’ailleurs, plusieurs membres du corps médical m’ont encouragé d’apprendre plutôt à vivre avec. Je n’avais aucune maladie qu’ils pouvaient identifier. J’avais juste mal.

Et j’ai effectivement appris à vivre avec. Cela faisait partie de mon quotidien. Mon mental me dirigeait vers l’avant sans écouter le corps. Je n’y pensais presque plus, jusqu’à ce que la douleur soit trop importante et me forçait à m’arrêter.

Betsy Parayil-Pezard
Je m’étais habituée à avoir des petits (ou gros) maux.

 

LE COURAGE DE MEDITER

Quand j’ai commencé à méditer plus longtemps, plus régulièrement, ces douleurs sont devenues beaucoup plus présentes !

Souvent, on dit que la méditation déstresse. C’est vrai, mais dans mon expérience, la méditation permet de VOIR surtout CE QUI EST LA PRESENT, que cela soit agréable ou désagréable.

Quand nous ne sommes pas bien dans notre corps, cela peut être vraiment difficile. S’asseoir pour méditer quand nous avons mal, c’est un acte de COURAGE.

 

VOIR CE QUI EST LA

Avec une pratique régulière de méditation, parfois nous devenons conscients de choses avec lesquelles nous avons vécues depuis toujours : des relations toxiques, des addictions, un sentiment de solitude, de déception ou de colère, un décalage entre notre vie et la personne que nous pensions devenir.

Ce chemin de méditation est un processus par lequel j’ai enlevé, un par un, les cailloux du fond de mes chaussures.

 

UN CORPS DYNAMIQUE

Il y a quelques mois, j’ai pris conscience que mon corps était léger et libre de douleurs.

Quand est-ce que tous ces maux ont disparus ? En vérité, je ne sais plus, c’était un processus trop long pour pouvoir le voir, mais depuis quelques années cela ne cesse de diminuer.

Petit à petit, je m’aligne avec la personne que je suis vraiment, et mon corps me remercie. Mon nouveau « normal », c’est un corps reposé et dynamique.

 

 

***

Une note : J’ai écrit ce poste pour le publier aussitôt, mais j’ai hésité, et maintenant trois semaines se sont écoulées. Quand je me suis demandée pourquoi je ne le publiais pas, je me suis aperçue que j’avais peur des réactions. Est-ce que je devais partager ça avec le monde ?

 Pour moi, la méditation n’est pas une panacée qui règle tous les problèmes. Néanmoins, la méditation m’a permis d’identifier les endroits dans ma vie où j’avais mal, et a mis en lumière des fonctionnements dont je n’étais pas consciente. Après c’est moi qui ai fait le travail d’opérer les changements de vie qui m’ont soulagé ! 

Oui, je ne voulais pas publier ce poste, car j’avais peur que quelqu’un qui vit avec des douleurs comme j’ai vécue pourrait se sentir jugé. Cela n’est pas mon intention non plus. J’ai horreur du jugement. Je vous envoie du soutien.

 

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Je suis clivante.

« Je suppose que tu sais que tu es clivante » m’a dit l’organisatrice d’un événement dans lequel je suis intervenue en tant que conférencière. « Certaines personnes ont été très inspirées par ton parcours et ton histoire et d’autres n’ont pas de tout aimé, n’ont pas compris pourquoi tu partageais ces choses de ta vie. » Je trébuche sur ce mot « clivante », j’entends que je suis à la fois aimée et détestée.

J’ai échangé avec l’organisatrice de la façon la plus objective possible sur la satisfaction de ses clients, mais j’ai senti un questionnement qui bourdonnait au fond de moi. Quand j’ai raccroché, je suis restée quelques minutes avec mes questions. Ai-je pris la bonne décision de dévoiler le véritable parcours de mes « réussites » en incluant les détails des doutes et même les erreurs, le manque de maturité qui a coloré certaines de mes décisions et, de façon humoristique, les moments ridicules ? Etait-ce un manque de pudeur à l’américaine, où est-ce que mon public français a besoin d’apercevoir le côté moins glamour de l’épanouissement ? Devrais-je modifier voire aseptiser mon discours pour agrandir mon taux de satisfaction ?

Photo clivante

Je pose ces questions sans ironie. Nous sommes dans la société, je dois vivre ici avec mon époque et dans le pays qui m’accueille. Et en restant avec ces questions, je me rends compte que mon chemin vers une vie plus consciente, et ma posture d’agent de changement, me pousse à plus de candeur et parfois vers une sorte de provocation empathique.

Je pratique cette recherche d’épanouissement et de sérénité, à coup de questions existentielles et de pratiques contemplatives, depuis au moins 20 ans, voire plus.

Ce sont les mêmes questions de recherche du bonheur qui arrivent depuis peu sur la place publique en France et nous poussent aujourd’hui à changer notre façon de diriger, de travailler, et de considérer nos carrières.

Cependant dans mon expérience, la réalité de la transformation, c’est qu’il s’agît d’un processus pas toujours beau à voir, et pas toujours drôle à vivre. Nous imaginons que le stress, c’est le problème, et que si on pouvait se détendre, ça irait. Mais le stress n’est qu’un symptôme. Sous les couches de stress, se cachent des croyances, des peurs, et des limites qui composent l’architecture de nos vies.

Quand nous voulons changer nos vies, nous imaginons que nous allons remplacer cette structure par une autre, meilleure, plus satisfaisante.

En réalité, il est possible que nous devons passer par au moins trois autres étapes qui peuvent être difficiles à vivre :

  • il y a un moment où nous devons laisser mourir notre ancienne vie,
  • un autre moment où nous sommes amenés à lâcher prise et à faire face à un vide,
  • puis encore un passage où nous devons travailler à faire émerger cette nouvelle vie avec des obstacles qui peuvent mettre notre caractère à l’épreuve.

Je pratique la mindfulness et je la propose aux Français qui veulent entreprendre le changement par une démarche de formation ou de coaching, car j’ai découvert que l’aise et l’agilité avec lesquelles nous vivons ces différentes étapes dépendent de notre conscience et de notre physiologie. Et la pratique de la mindfulness agît concrètement sur ces deux éléments.

Mais je maintiens ceci : alors que les résultats d’une véritable transformation peuvent briller et donner envie, le processus de la transformation reste par moment moche et difficile.

Si vous êtes très attaché à l’élégance, la transformation n’est peut-être pas pour vous. Si vous voulez être aimé par tout le monde, non plus.

© Betsy Parayil-Pezard – http://www.connectionleadership.com

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Ta meilleure chose, c’est toi.

Dans le livre classique de Toni Morrison, Beloved, le personnage principal, Sethe, est une ancienne esclave qui cherche à reconstruire sa vie après les horreurs de son passé. En fuyant ses asservisseurs, et par peur que son nouveau-né soit captivé et enlevé, elle tue son enfant.

Des années plus tard, sa souffrance l’emprisonne et l’empêche de savourer sa liberté. Dans le moment le plus émouvant de l’histoire, Paul D, un autre ancien esclave avec lequel Sethe avait tenté de construire un foyer, revient dans sa vie.

A ce moment de l’histoire, Sethe a perdu tout espoir. Pour la consoler, Paul D lui dit : « Toi et moi, on a eu plus d’hivers que n’importe qui. On a besoin d’un peu de lendemains. » Quand Sethe proteste que son bébé était la meilleure chose dans sa vie, il répond :

« Ta meilleure chose, c’est toi, Sethe. C’est toi. »

Accepterez-vous aujourd’hui de vous voir dans cette histoire d’esclaves libérés ?

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J’avais 21 ans quand j’ai retranscrit ces extraits de Beloved dans mon journal personnel.

Son message universel m’a touché dans un moment où je me posais de très grandes questions sur moi.

Je rêvais de partir en Europe et vivre ma vie hors des regards et des normes de mes cultures indienne et américaine. Je voulais explorer des territoires inconnus, alors que je n’avais aucun soutien. Ma famille et mes amis aux Etats-Unis, ne m’encourageaient pas à procéder dans ce projet qui ressemblait à de la folie pour eux. Je suis passée par quelques moments difficiles où je me suis sentie seule au monde.

J’avais suivi les normes de ma culture jusque-là – hobbies, église, études. Maintenant que j’avais obtenu mon diplôme, j’étais libre de faire ce que je voulais, n’est-ce pas ? Mais les traditions familiales et la peur des jugements des autres me pesaient et m’empêchaient de déployer mes ailes.

En dépit de tout cela, je voulais y aller ! Je ne savais pas comment j’allais y arriver, mais j’ai senti que j’étais capable.

C’était à ce moment de ma vie que j’ai lu Beloved et j’ai écrit dans mon journal : « Ta meilleure chose, c’est toi. Alors pourquoi cette idée est-elle si difficile à intégrer ? »

Des années plus tard, je confirme qu’il est incroyablement difficile d’intégrer que nous sommes en réalité notre plus grand trésor, et que nos ressources les plus importantes se trouvent à l’intérieur. A chaque fois que je me suis égarée de mon chemin, c’est cette vérité qui n’était plus présente dans mon esprit.

 

Je l’ai oublié à chaque fois que j’ai imaginé que « je serais heureuse quand… »

Je l’ai oublié à chaque fois que je me suis fait petite pour être acceptée par les autres.

Je l’ai oublié à chaque fois que je pensais que la solitude partirait si quelqu’un pouvait m’aimer.

Je l’ai oublié à chaque fois que je croyais qu’un grand événement allait coïncider avec la fin de mes questionnements.

Je l’ai oublié à chaque fois que je n’ai pas médité ou écrit car ma journée était trop chargée.

Je l’ai oublié à chaque fois que j’ai pensé qu’une association avec une autre personne, un statut professionnel, un objet ou un bien pourrait me donner de la force.

Je l’ai oublié à chaque fois que j’ai laissé les autres me définir.

Mais à chaque fois que je l’ai oublié, cela m’a donné l’occasion de renforcer cette idée dans mon esprit et de m’aligner encore plus avec mon vrai moi.

Aujourd’hui, je vous propose d’inviter l’idée « Ma meilleure chose, c’est moi » dans votre vie et de l’explorer.

Vous verrez que :

Le bonheur ne se vit uniquement dans le moment présent.

Votre image vous empêche de vivre votre vie.

Les questionnements sont une force pour créer le chemin de sa vie.

Vous êtes trop important pour que quelque chose vous empêche de faire une rencontre avec vous-même quotidienne.

Nous nous sentons seuls, surtout parce que nous sommes séparés de nous-même.

Vous êtes indéfinissable et c’est bien comme ça.

© Betsy Parayil-Pezard – http://www.connectionleadership.com

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Skinner Layne is a Heartless Bastard: Why you should drop everything and spend a day with Skinner Layne

Sign up for the May 28th seminar here: http://exobase.exosphe.re/paris-2016/

 

I had the opportunity to attend Exobase, a one-day seminar with Skinner Layne, while he was in Paris on May 14th, 2016. He’ll be back in Paris on Saturday, May 28th, giving the exact same talk, and I think any Parisian who is asking him or herself any kind of future career (or existential) question should jump on this opportunity.

Skinner is touring Europe to talk about his organization Exosphere which is described on his website as “a learning and problem-solving community that encourages people to shape the world they live in through learning experiences focused on 21st century skills, technologies, and trends.”

I don’t want to take any of the fire away from the deep plunge into reality that awaits you if you decide to attend the second Exobase seminar, but I did want to take the opportunity to give you my main reasons for encouraging you to go:

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Reason to go 1) You need to prepare yourself for the creative economy. If you’re asking yourself what that means, that is because in France, as in many places, we are mired in a cultural context where experts seem to have many theories about the future, but no one is pragmatic or visionary enough to admit that it’s already happening right now. You already need to have changed your paradigm. Take this opportunity to bring yourself up to speed.

Reason to go 2) You don’t know who you are. You think you do, but once Skinner has taken a hammer to the mirror, you’ll need to ask yourself that question again, as well as the question of what kind of world you WANT to live in. Your values do matter. Skinner builds a complex and very persuasive argument on the solid foundation of his hopes for a better world.

Reason to go 3) What you do all the time could change your life. Skinner has an important message that you need hear: what you do every day is fundamentally more important for both your life and the future of humanity than anyone’s theories about society. In the talk he mentions journaling several times, and I hope he will convince a few more people to try a practice that could save them millions of dollars both in therapy and business strategy.

Reason to go 4) You need to find out whether you’re a heartless bastard or a narcissistic primadonna too. Skinner’s space and time personality test will give you a simple way of understanding why people do what they do, and how they are different from you. Once you’ve stopped wasting your energy on figuring other people out, you can take differences into account to effectively identify the people you need on your team, to get where you want to go.

Reason to go 5) What people need most today is flexibility. I could go on forever about this point because, as a coach working mainly with leaders, I wholeheartedly believe that we need to develop our agility more than anything else. I was delighted to hear this message coming through loud and clear. Skinner reminds us that we don’t know what’s going to be needed of us in the future, and that we need to learn how to learn and how to teach ourselves what we need to know.

Reason to go 6) It will be good for your love life. Yes, we’re mostly talking about professional futures here, but as with anything that has to do with the study of humans, it can be directly applied to your relationships. I’ve rarely heard a definition of love that was so spot on.

Reason to go 7) Because poetry. Skinner uses perfectly-timed, valiantly-delivered excerpts of literature to send you spinning in the direction of your own future. Just a little more Longfellow and Emerson, and you’ll have life figured out.

Sign up for the May 28th seminar here: http://exobase.exosphe.re/paris-2016/

Special thanks to Adèle Galey, co-founder of Ticket For Change, for inviting me!

© Betsy Parayil-Pezard – http://www.connectionleadership.com

 

 

 

What is mindfulness? Part II

The meditation teacher Christina Feldman defines mindfulness in the following way: “Mindfulness is the willingness and capacity to be equally present with all events and experiences, with discernment, curiosity, and kindness.”